Quiz : testez vos connaissances en science économique.


Si vous le souhaitez, déterminez votre niveau de compréhension du capitalisme, avec ce quiz en 10 questions seulement. Toujours est-il que l’organisation capitaliste souffre de nombreux défauts économiques. Si l’on devait la noter sur 20, elle n’obtiendrait en définitive guère plus de 10.


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Réponses du quiz

1/ Quelle est la différence entre un prêt et un crédit ? (Cliquez pour dérouler)
Bonne réponse : Lors d’un prêt, on prête de l’argent qui existait déjà, tandis que lors d’un crédit, l’argent prêté a été spécialement créé pour être prêté.
Mauvaises réponses : Un prêt est consenti sans garantie, alors qu’un crédit est systématiquement gagé par une hypothèque ; Si l’on prête son propre argent c’est un prêt, si l’on prête l’argent d’un autre c’est un crédit.

Explication : Aujourd’hui, l’essentiel de nos euros sont dématérialisés et émis à l’aide d’un jeu d’écriture. Ils n’ont pas de réalité tangible. Ce sont des euros purement scripturaux. On parle de création monétaire par le crédit ou bien de monétisation de dettes.

Chaque euro scriptural que l’on détient a été créé suite à l’endettement d’un particulier, d’une entreprise ou d’un État.

La monétisation de dettes est l’opération qui consiste à créer de la monnaie contre réception d’une reconnaissance de dette (qui prend généralement la forme d’un actif financier appelé « titre de créance » / « titre de dette » ; il arrive que ce titre soit lui-même garanti par un titre de propriété). Depuis la fin de l’étalon-or, c’est ainsi que la monnaie est émise ; elle ne tombe pas du ciel, un particulier, une entreprise ou un État s’est endetté pour qu’elle soit injectée dans l’Économie.

En d’autres termes, lors d’une opération de crédit, les euros qu’une banque commerciale prête ont été spécialement créés afin d’être prêtés à intérêt à l’agent économique désirant s’endetter. Dit encore autrement, ces euros n’existaient pas avant d’être “crédités”. À l’inverse, lors d’une opération de prêt, on prête des euros qui existaient d’ores et déjà.

N.B. : La pratique de la monétisation de dettes remonte au moins à l’année 1661 avec les « billets de cuivre » suédois, dont la mise en circulation se faisait soit en contrepartie d’un versement en espèces (à savoir des pièces en cuivre), soit d’une simple reconnaissance de dette.

Conclusion #1 du quiz

→ Chaque jour, les banques commerciales créent de l’argent, que ce soit pour un particulier, une entreprise ou un État. Plus elles monétisent des dettes, plus nous avons d’argent à nous partager.

2/ Pour quelle raison une banque commerciale verse-t-elle des intérêts à ses épargnants ? (Cliquez pour dérouler)
Bonne réponse : Parce que cela incite à l’épargne, or plus il y a d’épargne et plus le système bancaire est solide.
Mauvaises réponses : Pour ennuyer les banques concurrentes ; Parce qu’elle prête leur argent et qu’elle leur doit donc une rétribution.

Explication : Lorsque l’on prête quelque chose à quelqu’un, nous devons nous séparer pour un temps de la chose prêtée. Cela ne semble pas être le cas avec l’argent déposé sur un livret A, il reste manifestement bloqué sur notre compte en banque ; si nous n’y touchons pas, le montant affiché sur le livret A reste invariablement le même.

Techniquement, les banques créent la monnaie (cf. question 1/) et dans l’absolu, n’ont pas besoin de prêter la monnaie de leurs clients. Alors pour quelle(s) raison(s) rémunèrent-elles les épargnants ? Quel est ce service que nous leur rendons et qui mérite récompense ?

Pour tenter de comprendre pourquoi une banque paie des intérêts à l’épargnant, faisons un parallèle avec une hypothétique monnaie fiduciaire : le reçu obtenu lors d’un dépôt d’or chez l’orfèvre (l’ancêtre de nos banques ?).

Un tel reçu est conçu pour prouver que son détenteur a en sa possession un certain montant d’or. Plus pratique que la volumineuse monnaie sonnante et trébuchante, imaginons que ces reçus soient alors devenus un moyen de paiement privilégié (l’ancêtre de nos billets de banque ?).

Maintenant, associons ces reçus non pas à une activité de prêt – pour laquelle l’or des déposants serait prêté aux emprunteurs – mais à une activité de crédit, pour laquelle l’orfèvre ne prête non pas l’or qu’il a dans ses coffres, mais prête des reçus qu’il crée lui-même et que ses compatriotes utilisent pour se payer entre eux.

Dans le cadre de cette activité de crédit, les reçus prêtés sont émis chaque fois qu’un emprunteur s’endette auprès de l’orfèvre, et n’existait donc pas avant ; procédé identique à la monétisation de dettes (cf. question 1/).

Cependant, si l’orfèvre crée des reçus à la fois lorsque quelqu’un effectue un dépôt d’or chez lui et à la fois lorsqu’il réalise une opération de crédit, alors la valeur cumulée de tous les reçus qu’il a émis excède logiquement la valeur de ses réserves en or. Dès lors, cela veut dire qu’un risque de faillite pèse sur l’orfèvre : pris ensemble, les reçus mis en circulation par l’orfèvre promettent le retrait de plus d’or que celui-ci n’en possède réellement.

De fait, il se pourrait que ce soit dans de telles conditions que l’idée de rémunérer les épargnants ait émergée. Premièrement, en rémunérant les déposants, l’orfèvre incite ceux-ci à venir déposer leur or chez lui. Or, plus il a d’or, plus le risque de défaut s’éloigne ; il est mieux équipé face à une forte demande de retrait d’or.

Deuxièmement, avec la mise en place de cette rémunération de l’épargne, les déposants sont définitivement poussés à payer avec les reçus obtenus en échange de leur or, puisque c’est en laissant leur or chez l’orfèvre qu’ils toucheront les intérêts promis par celui-ci. En ce qui concerne les emprunteurs, lorsqu’ils récupèrent des reçus, ceux-ci sont utilisés pour rembourser leur emprunt, et non pour retirer de l’or. Le risque de défaut s’éloigne à nouveau.

En ce début de XXIe siècle, notre système bancaire a une structure similaire au système dépeint ci-dessus : il suffit de remplacer l’or par nos billets de banques et les reçus par nos euros scripturaux. In fine, rémunérer l’épargne apparaît donc comme un moyen de rendre plus stable un système bancaire basé sur le crédit, car cela tempère le risque de faillite lié à un retrait massif de monnaie.

P.S. : En pratique, pour que la création monétaire par le crédit fonctionne sans accroc, il suffit de faire payer aux emprunteurs un taux d’intérêt couvrant au moins le coût des rémunérations dues aux épargnants.

Conclusion #2 du quiz

→ Le montant affiché sur un compte bancaire, indique le montant que la banque s’engage à reverser (si le propriétaire du compte lui en fait la demande). Plus les banques commerciales créent de l’argent, plus les montants qu’elles doivent sont importants.

3/ Formé à partir du mot CAPITAL, quelle est la vocation présumée du capitalisme ? (Cliquez pour dérouler)
Bonne réponse : Favoriser les profits ; la priorité est d’encourager la prise de risque et donc l’investissement.
Mauvaises réponses : Favoriser la production ; la priorité est de maximiser la création de richesses, pour mieux se les partager ensuite ; Favoriser le travail ; la priorité est d’endiguer le chômage.

Explication : Selon la définition du Larousse, le mot “capital” désigne le “patrimoine possédé par un individu, une famille ou une entreprise et pouvant rapporter un revenu”. Plus généralement, le capital désigne donc l’ensemble des sources de revenus ne provenant pas de son propre travail.

En définitive, on peut présumer que le capitalisme est une organisation économique qui se distingue par la place centrale qu’elle donne aux capitalistes. En effet, il a longtemps été très mal vu de gagner de l’argent autrement que par le travail : le prêt à intérêt était appelé “usure” et les jeux d’argent étaient souvent prohibés.

Finalement avec le capitalisme, même si réaliser d’énormes profits est encore mal perçu par l’opinion publique, nous sommes plus libres de réaliser des bénéfices et les personnes fortunées sont davantage encouragées à investir, à faire circuler leur argent plutôt qu’à le laisser “dormir”.

Investir d’accord, toutefois, rien ne stipule qu’il faille employer son capital pour embaucher (autant faire appel à des machines, plus rentables) ou pour maximiser la production de richesses (sinon, gare à la crise de surproduction).

La réduction du chômage n’est absolument pas la priorité du capitalisme, c’est le profit.
Conclusion #3 du quiz

→ Si toutes les grandes fortunes veulent réaliser des profits, alors elles ont intérêt à ce qu’il existe de plus en plus d’argent. Or, sachant qu’argent et dette sont les deux faces d’une même pièce, on comprend ainsi mieux pourquoi la plupart des pays du monde sont lourdement endettés.

4/ En général, quel est l objectif prioritaire d un investisseur étranger lorsqu il décide de financer un projet en France ? (Cliquez pour dérouler)
Bonne réponse : Gagner de l’argent ; à terme, il espère récupérer plus d’euros qu’il n’en a apporté.
Mauvaises réponses : Donner du travail ; à terme, un bon investissement est un investissement qui crée plus d’emplois qu’il n’en détruit ; Se faire plaisir ; après tout, l’argent sert à être dépensé.

Explication : Si l’on en croit la définition du Larousse, l’investissement est une “opération qui permet de renouveler et d’accroître le capital d’une Économie”. Généralement, un investisseur ne donne pas son argent, ni ne le prête gratuitement, mais cherche à réaliser des profits (dans le cas contraire, on peut parler de philanthropie).

Par conséquent, si l’investisseur est étranger et qu’il rapatrie sa mise de départ ainsi que ses bénéfices, alors il récupère plus de “billes“ qu’il n’en a apporté. Voilà pourquoi nos dirigeants souhaitent éviter de faire fuir les investisseurs, car si cela se produit, notre territoire s’appauvrit.

Conclusion #4 du quiz

→ La monnaie ne se crée pas spontanément, comme par magie. Sauf dans le cas d’un crédit bancaire, si un agent économique perçoit de l’argent, il l’a forcément prélevé à quelqu’un. Nous ne pouvons pas tous devenir plus riches en même temps.

5/ En toute logique, plus il y a de français à devenir millionnaires et moins il y a de précarité en France, non ? (Cliquez pour dérouler)
Bonne réponse : Peut-être, mais à la condition qu’il y ait de plus en plus d’euros dans le pays.
Mauvaises réponses : Oui, car un riche de plus est un ancien pauvre de moins ; Oui, si tout le monde y met du sien, nous pouvons tous nous enrichir et faire disparaître la misère.

Explication : La monnaie est un bien rival. L’argent que nous avons gagné n’est pas apparu spontanément, il n’est pas sorti de nul part. Pour s’enrichir, il est indispensable de prélever de l’argent à d’autres agents économiques.

En fin de compte, plus il y a de millionnaires en France et moins la quantité d’euros que se partagent les non-millionnaires est importante. Les non-millionnaires se sont donc vraisemblablement appauvris, sauf si beaucoup d’euros ont été créés puis injectés dans l’Économie réelle française (au risque de provoquer de l’inflation).

Conclusion #5 quiz d’économie

→ Lorsque notre capacité d’endettement se contracte, il devient difficile de créer davantage de monnaie. L’enrichissement en monnaie des uns dépend alors de l’appauvrissement en monnaie des autres. On comprend alors mieux pourquoi les inégalités sociales ont tendance à s’accroître.


C’est pour bien montrer qu’il ne pouvait y avoir une économie de gauche et une économie de droite […] que les économistes du XIXe siècle adoptèrent l’expression de “science économique”.

Jean-Marc Daniel, 3 controverses de la pensée économique.

6/ Tous les pays du monde peuvent-ils avoir une balance commerciale positive ? (Cliquez pour dérouler)
Bonne réponse : Non, les exportations des uns sont les importations des autres.
Mauvaises réponses : Oui, plus il y a d’exportations et mieux le commerce mondial se porte ; Oui, car plus on exporte et plus on peut importer.

Explication : Pour que les agents économiques d’un pays puissent exporter, il faut qu’en face des agents économiques d’un autre pays aient décidé d’importer. Les exportations des uns sont les importations des autres.

Finalement, sur le plan strictement économique, nos nations auraient davantage intérêt à viser une balance commerciale à l’équilibre, plutôt que dans le positif. Dès lors, plus on importerait et plus on devrait pouvoir exporter. Cela ne réduirait pas nos déficits, mais cela donnerait néanmoins du travail.

Toujours est-il que dans un monde où la majorité des pays sont en quête d’une balance commerciale positive, il est illusoire de compter sur les exportations pour attirer davantage de monnaie dans le pays. En ce début de XXIe siècle, cette source d’approvisionnement en monnaie semble pour le moment tarie.

Conclusion #6 du quiz

→ Lorsque notre capacité d’endettement se contracte, l’argent devient une ressource limitée (les pays étrangers ne se laissant pas vider de leur monnaie pour compenser cette contraction). On comprend alors mieux le recours aux politiques d’austérité.

7/ Parmi les propositions suivantes, laquelle décrit une situation de croissance économique ? (Cliquez pour dérouler)
Bonne réponse : Hausse du chiffre d’affaires de nos entreprises ; les agents économiques ont davantage dépensé, il y a eu plus de ventes de produits / services que l’année précédente.
Mauvaises réponses : Hausse de la productivité ; les entreprises ont davantage produit par rapport à l’année passée ; Baisse du taux de pauvreté ; il y a moins d’habitants à vivre avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté.

Explication : L’indicateur le plus utilisé pour mesurer la croissance économique est le produit intérieur brut (P.I.B.). Il rend compte de la valeur totale de la “richesse” produite sur l’année par les agents économiques résidant à l’intérieur du territoire étudié.

Attention, seule la production vendue est considérée comme une “richesse” : les 500 litres de lait qu’un éleveur laitier a bel et bien produit mais qui finissent déversés sur la voie publique ne rentrent pas dans la case “richesse”.

Grosso modo, la croissance économique correspond – si on exclut le troc – à une hausse du volume intérieur des flux monétaires d’origine marchande, c’est-à-dire que sur un territoire donné, on dénombre plus de transactions commerciales ou d’euros échangées par rapport à l’année précédente.

En d’autres termes, d’une année sur l’autre, les produits / services de la zone étudiée ont été soit davantage consommés, soit consommés à des prix plus élevés.

Ce faisant, la croissance économique correspond à une hausse du chiffre d’affaires de nos entreprises, et non à une hausse de la productivité (on peut produire plus et vendre moins), ni à une baisse du taux de pauvreté (les personnes fortunées peuvent s’enrichir sans que cela ne profite au reste de la population).

Conclusion #7 du quiz

→ Dans un monde capitaliste où notre capacité à créer de l’argent se contracte, plus on rémunère l’Économie financière (qui rémunère un capital), moins il reste d’argent pour rémunérer l’Économie réelle (qui rémunère un travail). Dans ces conditions et à population constante, le modèle capitaliste favorise la précarité.

8/ Si à partir de l an 2000 notre P.I.B. croît de 1% tous les ans, parmi les affirmations ci-dessous, laquelle s avérera juste ? (Cliquez pour dérouler)
Bonne réponse : Notre P.I.B. aura doublé en moins d’un siècle.
Mauvaises réponses : En 2030, notre P.I.B. ne sera pas significativement plus élevé qu’en 2000 ; Notre P.I.B. aura augmenté d’environ un quart en 2050.

Explication : Si en l’an 2000 notre P.I.B. vaut 100x et qu’il croît de 1% tous les ans, alors il vaut 101x en 2001, 102,01x en 2002, 103,0301x en 2003, 104,060401x en 2004, 105,10100501x en 2005, 164,4631821844x en 2050 et 200,6763368395x en 2070.

Il aura donc doublé en 70 ans, soit en moins d’un siècle. Cela signifie que même à 1% de croissance par an, à prix plus ou moins constants, la France de 2070 vendra au total deux fois plus de produits et services que la France de 2000.

On peut dès lors craindre quelques conséquences néfastes pour nos écosystèmes.

Conclusion #8 du quiz

→ La croissance économique appelle soit la consommation de toujours plus de biens et services (d’où une dégradation rapide de notre environnement), soit une hausse du coût de la vie (d’où un accroissement du nombre de personnes vivant dans la précarité).

9/ En quoi un faible taux de croissance est-il problématique ? (Cliquez pour dérouler)
Bonne réponse : Sans la croissance, difficile de parvenir à réduire le nombre de chômeurs.
Mauvaises réponses : Sans la croissance, impossible pour quiconque de s’enrichir ; Sans la croissance, impossible d’injecter des euros supplémentaires dans l’Économie.

Explication : On l’a vu à la question 7, en science économique, croître signifie que les produits / services de la zone étudiée ont soit été davantage consommés par rapport à l’année précédente, soit consommés à des prix supérieurs à l’année précédente.

Dès lors, sachant que la monnaie est un bien rival, c’est-à-dire que la dépense des uns est le revenu des autres, alors si à prix constants, à peine plus de produits / services ont été consommés, cela signifie qu’à peine plus de personnes ont mieux gagné leur vie.

À l’inverse, même avec un faible taux de croissance, parvenir à s’enrichir reste possible (tout le monde ne connait pas la crise), tout comme créer des euros (par exemple en souscrivant à un crédit, cf. question 1/).

En somme, quelque soit l’organisation économique (capitaliste, communiste ou autre), il est difficilement concevable de voir le chômage reculer significativement sans qu’en face, il n’y ait plus de consommation, et donc de croissance.

Voilà pourquoi il semble nécessaire de mieux se répartir la quantité de travail à effectuer et surtout, de créer des emplois un maximum respectueux de l’environnement.

Conclusion #9 du quiz

→ La croissance économique est néfaste pour notre environnement à long terme, mais bénéfique pour contenir le chômage à court terme. Cela peut expliquer pourquoi nos hommes politiques ont tendance à privilégier le court terme.

10/ Quelle affirmation à propos du capitalisme de ce début de XXIe siècle semble être la plus proche de la réalité ? (Cliquez pour dérouler)
Bonne réponse : C’est un modèle de développement qui stimule la compétition, qui encourage le progrès technique.
Mauvaises réponses : C’est un modèle de développement assurant un taux d’emploi élevé, afin que chacun puisse trouver sa place dans la société ; C’est un modèle de développement qui veille à ce que les êtres humains naissent libres et égaux.

Explication : À l’instar du mouvement culturel romantique qui regrettait la domination de la raison sur les émotions, on retrouve une opposition du même acabit parmi les économistes du XIXe siècle, qui font eux aussi se confronter rationalité et sensibilité.

D’un côté, pour la rationalité, l’école classique avec notamment David Ricardo qui estime :
– « qu’il faut trouver un moyen de limiter la rente des propriétaires d’autant plus qu’ils sont souvent des héritiers incarnant le passé. »
– que « les capitalistes, qui portent l’investissement et donc l’introduction dans le processus de production du progrès technique et des nouvelles technologies, incarnent l’avenir. »

« Choisissant l’avenir Ricardo développe une théorie dont le but est de maximiser le revenu des capitalistes, à savoir le profit. » [J-M. Daniel, 3 controverses de la pensée économique, p.34.]

Plus tard, du côté “sensible”, les socialistes et marxistes emploieront quant à eux le mot « capitalisme » comme un terme de dénigrement. Pour ces derniers, donner la priorité aux rendements du capital plutôt qu’au travail est synonyme d’exploitation et d’inégalités sociales.

Attirer les capitaux d’accord, mais à quel prix ? (image extraite du livre Economix, p.27)

Le désaccord est donc principalement d’ordre philosophique, selon que l’on pense qu’il est souhaitable que la justice sociale s’efface partiellement, complètement ou aucunement face à la nécessité de recueillir des financements.

Quoi qu’il en soit, le modèle capitaliste n’a pas été pensé ni conçu pour favoriser l’emploi ou l’égalité, mais bel et bien pour encourager le progrès technique. Fort heureusement, le choix d’un modèle ne se limite pas au capitalisme ou au communisme ; d’autres modèles de circulation de la monnaie dans l’Économie restent à inventer.

Conclusion #10 du quiz

→ L’organisation capitaliste souffre de nombreux défauts économiques, qui la rende insoutenable. Aussi, si l’on devait la noter sur 20, elle n’obtiendrait en définitive guère plus de 10.


L’activité économique n’est pas condamnée à être dirigée soit par l’État (p.e. communisme, fascisme), soit par le Marché voire un mix des deux (p.e. capitalisme). De nouvelles voies s’ouvrent enfin à nous avec les crypto-monnaies.

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