Vidéo : les limites du capitalisme


Le confort, la paix, les loisirs font partie de la vie courante pour une grande majorité en Occident. La plupart d’entre nous savons lire et écrire. La médecine a connu de réels progrès ; nous vivons mieux, plus longtemps. Nous n’en serions probablement pas arrivés où nous en sommes sans le capitalisme. Toutefois, faut-il s’arrêter là ?


Notre système économique est loin d’être parfait.

Le capitalisme a en quelque sorte été une réponse à une contradiction monétaire, à savoir que la fonction de réserve de valeur de la monnaie s’opposait à sa fonction d’intermédiaire des échanges. Un même outil, mais deux utilisations incompatibles. Il a donc fallu permettre aux banques de réinjecter l’argent épargné dans l’Économie, en le prêtant à intérêt.

Certes, l’organisation capitaliste a évolué ; les banques ne se contentent plus de réinjecter l’argent épargné dans l’Économie, elles le créent et sont rémunérées pour le service rendu (elles ne travaillent pas gratuitement, logique). En Europe, aucun État n’est autorisé à créer de l’argent, il doit l’emprunter, comme tout le monde (cf. Article 123 du Traité de Lisbonne, CELEX: 12008E123).

À ce propos, avez-vous déjà remarqué que sur ces dernières décennies, les pays les plus endettés sont systématiquement les pays les plus riches ?
Pour vous en rendre compte, observez attentivement la carte ci-dessous.

Impression écran de The global debt clock du site economist.com ;  les pays les plus endettés sont systématiquement les pays les plus riches.
Aucun État n’a le droit de créer de l’argent, il doit l’emprunter, comme tout le monde.
(Impression écran de The global debt clock du site economist.com)

En ce début de XXIe siècle, celui qui s’endette se voit confier de la monnaie fraîchement créée, c’est le principe du crédit. En bref, plus un pays, une entreprise ou un particulier s’endette auprès du système bancaire et financier, plus ils ont de la monnaie à leur disposition. Pour que nous soyons sans cesse plus riches en monnaie, toujours plus de dettes doivent être contractées, ce qui est problématique.

À l’instar de nos réserves d’or autrefois, c’est au tour de nos “réserves de dettes” de venir à manquer. Puisque nous ne pouvons pas indéfiniment nous endetter au-delà du raisonnable, notre désir de croissance (qui appelle toujours plus de monnaie) s’oppose à notre volonté de nous désendetter (qui entrave la création de monnaie supplémentaire).

Impression écran de la page "Crédit" du site de la banque de France
L’argent n’apparaît pas comme par magie dans l’Économie. Pour être créé, une reconnaissance de dettes doit être monétisée par une institution bancaire.

Finalement, puisque l’argent ne tombe pas du ciel, mais nous est prêté par le système bancaire et financier, une nouvelle contradiction monétaire voit le jour : la fonction de capital de la monnaie entrave sa fonction d’intermédiaire des échanges (i.e. elle se concentre là où ça rapporte, alimentant les bulles spéculatives et désertant l’Économie réelle).

Si les banques ont été une technologie utile pour résoudre une première contradiction monétaire, avec Ammoneo, nous croyons que l’heure est venue de résoudre cette nouvelle contradiction monétaire, qui veut que la monnaie “travaille” (i.e. qu’on la fasse fructifier), plutôt que d’être tout simplement dépensée (i.e. sans perspectives d’enrichissement à la clé).


Faire évoluer le capitalisme, c’est permettre une meilleure circulation de la / les monnaie(s) dans l’Économie, c’est créer une / des monnaies autrement qu’en s’endettant auprès du système bancaire et financier.

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