Enjeu #4 – Favoriser la résilience


Puisque rien n’est fait pour réguler les folies de notre système bancaire et financier, notre effondrement économique semble inévitable. Heureusement, nous ne sommes pas complètement démunis. Une autre économie est possible.


I – Ne pas dépendre d’une seule monnaie

La sylviculture (i.e. la gestion des forêts) insiste sur la fragilité des monocultures. En effet, lorsqu’une “forêt” n’est constituée que d’une seule espèce d’arbres, une unique maladie peut alors se propager dans l’ensemble de la “forêt” et la détruire. Diversifier les espèces d’arbres est donc préconisé afin de rendre la “forêt” plus résiliente.

Diversité et résilience sont fortement corrélées (Robert Ulanowicz).

Dans la continuité de cette logique, une seule crise monétaire peut nous mettre à terre. Pour davantage de résilience économique, nous devrions donc diversifier nos monnaies. Or, on estime aujourd’hui que plus de 90% des transactions – hors troc – se déroulent à l’aide des monnaies-dettes (au travers des virements, chèques ou encore de nos cartes de crédit).

Tout comme la monnaie fiduciaire (i.e. les pièces, les billets) et les monnaies locales / complémentaires, les crypto-monnaies participent pleinement à rendre notre économie plus résiliente. Précisons, si besoin, que ce n’est pas avec une économie effondrée que nous ferons face au dérèglement climatique et autres problèmes environnementaux annoncés pour ce XXIe siècle.


II – Se dégager de l’emprise de la finance

Depuis 1971, les monnaies de nos pays font partie d’un système de changes flottants, c’est-à-dire que la valeur de la monnaie d’un pays est fixée par la loi de l’offre et de la demande sur le marché des changes (le “Forex”). Ce qui détermine la valeur d’une monnaie est donc son cours. Si celui-ci baisse, une monnaie nationale se voit dévaluée. Elle vaut alors moins.

Là où autrefois nos États pouvaient décider de la valeur de leur monnaie (via un cours forcé), les marchés de la bourse traitent aujourd’hui nos monnaies comme de vulgaires marchandises à troquer entre elles. Le monde de la finance a par conséquent le pouvoir de couler un pays ; il lui suffit de liquider la monnaie du pays en question.

Imaginerait-on laisser « flotter » la valeur du kilogramme en fonction des désidératas d’un “marché des masses” ? Si le kilogramme « flottait », ne serait-il pas pratique d’exporter à nos amis états-uniens plus ou moins de tonnes d’un produit suivant les variations du kilogramme par rapport à la livre (pound) ? Bien évidemment, non, dès lors doit-on vraiment procéder ainsi avec notre monnaie ?

Avec l’aide des crypto-monnaies et au moyen d’un cours forcé, nous pouvons nous mettre d’accord sur la valeur à attribuer à notre propre monnaie. Ce faisant, nos politiques économiques n’auraient plus à plaire à la sphère financière, puisque celle-ci ne pourrait plus plomber notre économie en s’en prenant à notre monnaie. Notre résilience économique en sortirait accrue.


III – En finir avec le “too big to fail”

Lors de la crise des subprimes en 2007, l’assureur AIG a été renfloué par le contribuable américain, afin d’éviter des pertes de l’ordre de 3 200 milliards de dollars au sein du système financier international, pertes qui auraient entraîné la faillite de nombreux établissements bancaires avec lesquels AIG était lié, soit un potentiel effondrement systémique.

Leur faillite pouvant s’avérer fatal à notre système bancaire, par définition, les institutions « too big too fail » doivent être sauvées coûte que coûte. Or, avec la démocratisation d’un système de paiement concurrent au système bancaire, nous n’aurions plus à voler au secours de ce dernier par crainte que le monde entier ne se retrouve contraint de “retourner” au troc.

Nous devons peu à peu court-circuiter notre dépendance envers un système bancaire inique et moribond.

Vous voici rendu(e) au terme de ce module #4, qui présente les crypto-monnaies comme un moyen de favoriser notre résilience économique, en nous rendant globalement moins dépendants de la survie du capitalisme et de son système bancaire. Une autre économie est possible.


Nous héritons de la monnaie utilisée par nos parents. En corollaire, notre choix de crypto-monnaie aura un énorme impact sur les générations qui nous suivent. C’est une grande responsabilité qui nous incombe.

Découvrez maintenant quel rôle vous pouvez jouer – si vous le souhaitez – dans la crypto-révolution (module #5)
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