Enjeu #4 – Démoder le capitalisme


Le capitalisme est un certain type d’organisation économique, le communisme en est un autre. Heureusement et avec l’aide des crypto-monnaies, des voies plus modernes restent à explorer. Une autre économie est possible.


I – Qu’est-ce que le capitalisme ?

Là où autrefois, gagner de l’argent sans travailler était mal vu (p.e. usure et jeux de hasard), le capitalisme a provoqué l’essor du commerce et de l’innovation, en permettant justement à l’argent épargné d’être réinjecté dans un but lucratif, d’être investi, de “travailler” à notre place. La quête de profits est ainsi le moteur principal d’une économie capitaliste.

Le communisme se caractérise quant à lui par une gestion centralisée de l’allocation de l’argent dans le pays, là où le capitalisme gère l’allocation de l’argent de façon décentralisée (au travers de nombreuses agences bancaires, qui accordent ou non un crédit à un particulier / une entreprise).

Cela dit, avec l’aide des crypto-monnaies, une gestion distribuée de l’allocation de la monnaie est aujourd’hui techniquement faisable. Ce n’est plus l’État ou le Marché qui se trouvent aux commandes, c’est la Société Civile (tout un chacun en somme, des élites aux simples citoyens).

Célèbre schéma explicitant la différence entre les réseaux centralisé, décentralisé et distribué.
Certains projets de crypto-monnaies se basent sur le modèle A avec une crypto-monnaie privée (c’est le “premining”), d’autres sur le modèle B avec quelques noeuds de réseau (c’est le “mining”), et enfin, plus rares sont ceux sur le modèle C avec le crédit mutuel (c’est le “crypto-accounting”).

II – La technologie est-elle prête ?

D’après nous, nos élites n’ont aucun intérêt à encourager la transformation de ce système économique qui leur profite exagérément. Si une organisation concurrente devait émerger sans rencontrer l’opposition de nos gouvernements, ce sera sûrement en temps de crise, et pour des questions de création ou de maintien de l’emploi probablement.

Mais où en est la cryptosphère techniquement ? Est-elle prête pour accueillir un afflux massif d’utilisateurs ?

Module5

Les crypto-monnaies ont beaucoup évolué depuis 2009 – année de naissance de la première crypto-monnaie, le Bitcoin – et ce n’est pas fini, mais, elles attendent encore que nous nous intéressions davantage à elles. Il nous revient de faire prendre conscience au reste du monde que le système capitaliste est affreusement archaïque.


III – Que dit la loi ?

Pour qu’émerge l’après-capitalisme, il est évident que nous devons cesser de nous payer exclusivement avec la monnaie du capitalisme. Or, il est aujourd’hui facile de nous régler les uns les autres avec notre téléphone ou une carte de paiement, reliée à un portefeuille électronique (cf. prochain module).

D’après cet excellent article du Journal du Coin, “techniquement, la loi vous permet de recevoir [une partie ou l’entièreté de] votre salaire en Bitcoin ou autres cryptomonnaies. Néanmoins il semblerait que [le versement doive se faire] sur le compte d’une crypto-banque agréée en tant que P.S.A.N. (Prestataire de Service en Actifs Numériques). Toutefois, il n’en existe pas encore [en 2019].”

Rappelons au passage qu’accepter un paiement en crypto-monnaie n’a rien d’exclusif. Une entreprise peut dans un premier temps décider que seule une fraction du montant de la facture puisse être réglée avec cette crypto-monnaie, seulement tel jour dans la semaine ou qu’à partir de telle heure.

Sur le plan comptable, il faudra déclarer la valeur en euros correspondant aux revenus perçus en crypto-monnaies.

Après avoir connu une économie centralisée – où tout part de l’État – puis une économie décentralisée (où les crédits sont accordés par des banques en concurrence), les crypto-monnaies peuvent nous amener enfin vers une économie distribuée. Une autre économie est possible.

N.B. : Lorsque l’on trouve un crypto-projet dans lequel on croit, voici quelques façons de le soutenir :
1 – Rejoindre sa communauté, via sa newsletter ou son réseau social.
2 – Le promouvoir, en parler autour de soi, parrainer.
3 –
À condition d’avoir les compétences techniques, être un nœud du projet en question.
4 –
À condition d’avoir les moyens, être une “main forte” / “Hodler” (mettre de côté un certain montant de la crypto du projet de son choix, afin de favoriser sa valorisation et donc son rayonnement).
5 – Être client(e), payer pour le(s) produit(s) / service(s) proposé(s) par le projet.
6 –
À condition d’être déterminé(e), accepter d’être payé(e) avec la crypto-monnaie du projet.