Enjeu #1 – Concurrencer les banques


Si vous vous dîtes que les crypto-monnaies, c’est pour les capitalistes, et que de toute façon, c’est trop compliqué, alors vous êtes au bon endroit. Ce module va balayer ces réflexions. Une autre économie est possible.


I – Un peu de contexte

Si vous avez participé à notre quiz, ou consulté notre petite histoire du capitalisme, vous savez plus ou moins comment fonctionne notre système économique. Dans le cas contraire, pas de panique, la fable de la “Onzième rondelle” va vous mettre à jour.

LA ONZIÈME RONDELLE (cliquez pour dérouler)

En 2008, suite à la crise des subprimes, un document rédigé par l’énigmatique Satoshi Nakamoto annonce l’arrivée de la technologie “blockchain“. Elle va permettre à ceux qui ont perdu confiance dans le système bancaire, de se payer les uns les autres avec une nouvelle monnaie, le Bitcoin. Avec cette crypto-monnaie, nul besoin du Fonds de Garantie des Dépôts, le Bitcoin ne risquant pas de se volatiliser.

Les crypto-monnaies sont ainsi des “rondelles” (cf. fable plus haut) créées par le biais d’une technologie de cryptographie, telle que la blockchain, par opposition à une “rondelle” créée par un intermédiaire à but lucratif, la banque. La blockchain rend possible la création de notre propre monnaie, sans avoir à contracter une dette envers le système bancaire et financier actuel.

Le Bitcoin est née en réaction aux millions de dollars volatilisés au sein de notre système de réserves fractionnaires.

La cryptographie peut-elle vraiment proposer une création monétaire décentralisée, sans que cela ne vire au chaos ? Oui, parce qu’elle résout notamment le problème des généraux byzantins, à savoir reconnaître une information honnête d’une information frauduleuse, quand bien même le réseau inclurait un certain nombre de tiers malintentionnés.


II – Un peu de vocabulaire

Pour mieux appréhender le fonctionnement d’un dispositif d’enregistrement électronique partagé (ou DLT pour Distributed Ledger Technologies en anglais), telle que la blockchain, faisons un parallèle avec notre système bancaire. Pour ce faire, il nous faut au minimum expliciter les 5 mots en rouge ci-dessous :

Banque [X]

Blockchain [Y]

Tout comme une banque en ligne est une institution dématérialisée, une blockchain est un organisme réel, avec ses propres règles. Elle concurrence la banque sur l’aspect de la création monétaire, mais pas sur ses autres fonctions sociales.

Agence [X]

Nœud [Y]

ou Node en anglais

Aucune unité monétaire ne doit apparaître dans les circuits par enchantement. Toute comme une agence bancaire, un nœud veille à ce que personne ne gagne de la monnaie sans s’endetter ni rendre de service à qui que ce soit.

Compte bancaire

Clé privée

Private Key ou Seed en anglais

Votre compte bancaire prouve que vous appartenez à la banque [X], votre clé privée prouve que vous avez un compte sur la blockchain [Y]. Ne confiez l’accès à vos comptes qu’à des personnes de confiance.

Site internet de la banque [X]
ou
Application de la banque [X]

Portefeuille électronique

ou Wallet en anglais

Le site ou l’application de votre banque vous permet d’accéder à votre compte bancaire et donc à votre argent. Votre portefeuille électronique joue exactement le même rôle, en vous permettant d’accéder à vos cryptos [Y].

Relevé d’Identité Bancaire

Clé publique

(aussi appelée
Adresse [Y])

La clé publique n’est pas une information sensible. À l’instar de votre R.I.B., vous devez communiquer votre clé publique (ou adresse [Y]) pour que l’on puisse vous transférer une certaine somme en cryptos [Y].

En résumé, les dispositifs d’enregistrement électronique partagé (ou DLT), telle que la blockchain, font émerger des systèmes monétaires parallèles, de véritables concurrents à un système bancaire lent, coûteux, frileux et opaque.

Ainsi, on peut appartenir à deux mondes économiques distincts. Par exemple, les noeuds d’une blockchain [Y], rémunéré en crypto [Y] pour le service monétaire rendu, peuvent très bien revendre leurs crypto [Y] contre des euros ou dollars (venant pour leur part de crypto-enthousiastes).


III – Un peu de pratique

Se mettre aux crypto-monnaies, c’est cool ? Pour répondre à cette question, voici un extrait du témoignage du youtuber Raj, de la chaîne Autodisciples.

Se mettre aux crypto-monnaies provoque “un très grand sentiment de liberté”.

D’accord, mais par où commencer ? La première étape consiste à télécharger un portefeuille électronique, puis suivre les instructions d’installation et ce, afin de générer votre première clé privée et donc d’ouvrir un compte personnel sur le DLT de votre choix.

  • Première option : téléchargez Atomic Wallet. Ce portefeuille électronique vous donne accès à de nombreuses blockchains différentes ; avec un seul mot de passe vous obtiendrez plusieurs clés privées. Parfait pour les débutants qui ne souhaitent pas multiplier les mots de passe.

  • Seconde option : téléchargez Waves Wallet. Facile d’utilisation, ce portefeuille peut surtout permettre de rendre ce module #1 plus concret, en vous permettant de recevoir votre première crypto, sans que vous n’ayez à débourser le moindre euro.

    Faites-nous part de votre adresse Waves via notre page facebook, et nous vous enverrons 1000 AMMO (crypto à but purement éducatif).

Vous voici rendu(e) au terme du module #1, qui présente les portefeuilles électroniques comme des concurrents à nos chères institutions bancaires. Adopter les crypto-monnaies, c’est surtout encourager une technologie de substitution au système capitaliste. Une autre économie est possible.

N.B. : L’ouverture d’un portefeuille électronique nécessite généralement de créer immédiatement un mot de passe robuste. Pourquoi ? Parce que vous ne pourrez pas toujours le changer par la suite.

P.S. : Au fait, sachez que si la technologie blockchain fut le premier dispositif d’enregistrement électronique partagé, des technologies moins énergivores ont vu le jour depuis. Loin de nous l’envie de faire la promotion du Bitcoin.