Pourquoi est-il si difficile “d’imposer le progrès social” ?

Aujourd'hui notre compréhension du fonctionnement de l’Économie est généralement partielle.
Nous éduquer sur les questions économiques permettrait d’obtenir plus facilement satisfaction de la part de nos représentants politiques.

 

Le 14 décembre 2017, le droit d’amendement citoyen était refusé par le Sénat.

« Nos concitoyens n'ont pas le droit d'amendement, c'est le principe représentatif. Nous, parlementaires, nous représentons la nation et nous avons avec le gouvernement le monopole de l'initiative législative ».

Nos représentants politiques craignent que les revendications citoyennes oublient de respecter le “principe de réalité”, c’est-à-dire savoir prendre en compte les exigences du monde réel, faute de connaissances économiques parfois élémentaires.

 

I – Emmanuel Macron, le président des riches ?

Nos dirigeants politiques le savent, une façon efficace de créer des emplois est d’encourager l’investissement dans l’économie réelle (l’économie réelle se distingue de l’économie financière, car l’une rémunère le travail d’un être humain, tandis que l’autre rémunère le “travail” d’un capital financier).

En effet, c’est le principe général du capitalisme : mettre le capital financier (les grandes fortunes, les fonds de pensions, etc.) au cœur de l'Économie, en lui permettant de croître/s’enrichir par l’investissement, plutôt que de le laisser 'dormir'/”être improductif”.

Un projet économique ou politique n'a de chances de voir le jour que si les perspectives d'enrichissement sont bonnes pour l'apporteur de fonds. Dans le cas contraire, l'investisseur décidera généralement de ne pas financer le projet en question.

 

Notre organisation est conçue ainsi, vouloir se passer du concours des puissances financières est un vœu pieu ; elles sont centrales dans le fonctionnement d’une nation. Un chef d’État ayant conscience de cet état de fait aura donc tendance à se montrer conciliant avec ces dernières, quitte à être taxé de “Président des riches”.

 

II – Faut-il espérer une augmentation des salaires ?

Le 3 avril prochain, la SNCF ne sera pas seule en grève. Parmi les nombreuses revendications, une hausse de 6% des salaires. Selon les syndicats, il s’agit “d’imposer le progrès social”.

Maintenant, si ces revendications étaient amenées à être entendues et approuvées, par qui cette augmentation des salaires pourrait-elle être financée ?
– Par le gouvernement, à condition de creuser le déficit budgétaire de la France ou de déshabiller Pierre pour habiller Paul.
– Par le contribuable, à condition que les français acceptent de payer plus d’impôts.
– Par les actionnaires de la SNCF, à condition de les faire renoncer à leurs exigences de rendement.
– Par les salariés, à condition de travailler plus (pour gagner plus).

De ces quatre options, aucune ne semble à l’ordre de jour. De fait, s’il est important d’exprimer son mécontentement, il reste néanmoins peu probable d’obtenir satisfaction de la part de nos dirigeants politiques et donc d’imposer le progrès social.

En définitive, la priorité serait peut-être de changer de logiciel économique. Le système capitaliste tel que nous le connaissons en ce début de XXIe siècle semble effectivement à bout de souffle.

 


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Tel qu’il est conçu actuellement, notre système capitaliste peine à fonctionner (chômage de masse, destruction de l’environnement, crises à répétition, etc.). Nous n’avons pas bâti une organisation économique pérenne du premier coup. Heureusement, rien ne nous oblige à en rester là, à simplement constater.

Et s’il y avait un après ?

L’activité économique n’est pas condamnée à être dirigée soit par l’État (i.e communiste), soit par le Marché voire un mix des deux. En parcourant notre livre blanc, découvrez les nouvelles voies qui s’ouvrent à nous grâce à une utilisation judicieuse des crypto-monnaies.





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