Module #3 – Se désolidariser de la finance


Ce module doit, d’une part, mettre en perspective les risques liés aux crypto-monnaies, d’autre part, indiquer une méthode efficace pour réorienter son épargne. Ensemble, nous pouvons transformer le capitalisme.


I – Ça sent le roussi ?

Deux faits économiques simples, exposent les limites d’un capitalisme en quête d’une croissance infinie. Fait n°1 : la monnaie est un bien rival, c’est-à-dire que pour en obtenir, il faut généralement la prélever à quelqu’un. Fait n° 2 : l’Économie réelle se distingue de l’Économie financière (la première rémunère un travail, la seconde rémunère un capital).

Partant de là, lorsque l’Économie financière s’enrichit, ces sommes lui sont venues de l’Économie réelle, à qui elles ont été soustraites. On ne peut pas tous devenir plus riches en même temps, l’argent ne tombe pas du ciel. En définitive, on retrouve ici les équations de Lotka-Volterra, aussi appelée “modèle proie-prédateur”.

Plus il y a de prédateurs, moins il y a de proies ;
moins il y a de proies, moins il y a de prédateurs ;
moins il y a de prédateurs, plus il y a de proies.
plus il y a de proies, plus il y a de prédateurs.

Ainsi, nous serions voués à subir une alternance entre booms et crises économiques, la finance n’investissant dans l’Économie réelle que tant qu’il y a un espoir d’en “extraire” des profits ; mais tandis que l’Économie réelle se vide de sa monnaie, la récession menace de plus en plus. C’est une idée forte de l’ouvrage “Le Capital au XXIe siècle” de Thomas Piketty.

D’après l’économiste, une redistribution de la monnaie par l’impôt est indispensable pour renflouer l’Économie réelle, et éviter les insoutenables inégalités sociales qui mèneront à une crise économique majeure. Sinon, nous pouvons créer toujours plus de monnaie, de façon à prévenir tout risque de pénurie (l’économie financière pouvant “pomper” ailleurs que dans l’Économie réelle).


II – Ça sent le sapin…

En créant toujours plus de monnaie, il est en effet possible de s’enrichir sans limite, mais pas d’éviter la crise, comme va en témoigner le fait économique n°3. Fait n°3 : la monnaie est créée en contrepartie d’un actif financier (soit une reconnaissance de dettes). Toujours plus de monnaie signifie donc un endettement toujours plus conséquent.

En fin de compte, le fonctionnement de notre Économie qui tourne à grand renfort de création monétaire n’est pas pérenne, s’endetter au-delà du raisonnable est absolument risqué. Qu’ont de commun la bulle internet (2000), la crise des subprimes (2007) et la crise de la dette dans la zone euro (2010) ? Ce sont toutes des crises de surendettement (privé, bancaire et publique respectivement).

À force de nous endetter pour créer la monnaie dont la finance a besoin pour s’enrichir,
nous allons provoquer une crise financière majeure.

L’argent que vous possédez sur votre compte bancaire n’est rien d’autre qu’une dette que la banque a contractée envers vous. C’est simplement le montant qu’elle s’engage à vous reverser, si vous le lui demandez. Voilà pourquoi vos économies peuvent disparaître, car si votre banque fait faillite, elle n’honorera aucun remboursement. Adieu vos euros.

Vous êtes libre de considérer que le risque est minime ou d’avoir une totale confiance dans votre banque ou dans le Fonds de Garantie des Dépôts. En revanche, s’il vous paraît peu probable qu’aucun krach de grande ampleur n’arrive de votre vivant, alors placer une partie de votre épargne dans les crypto-monnaies, peut finalement être vu comme un calcul prudent.


III – Sauve qui peut !

Notre système économique est archaïque et instable (et refuser de le faire évoluer est suicidaire, mais c’est un autre débat). Penser que l’euro et les monnaies-dettes en général sont sans risque, signale surtout une réelle méconnaissance du sujet. Sur cette thématique, nous ne pouvons que vous recommander les analyses de Guy, l’investisseur sans costume.

Maintenant, juste au cas où, comment échange-t-on quelques centaines ou milliers d’euros contre des crypto-monnaies, tout en payant un minimum de frais ? Plutôt que d’utiliser Coinbase (lien affilié) ou Changelly, sauf si vous êtes pressé(e), nous vous suggérons l’Exchange Binance.je (basée sur l’île de Jersey), qui chose assez rare, accepte les virements bancaires, plus lents.


Via virement SEPA, aucun intermédiaire ni frais, 100% de la somme virée peut être échangée contre des cryptos.


Vous voici rendu(e) au terme du module #3, qui tentait de vous faire envisager les crypto-monnaies, comme un moyen de dégager votre épargne d’un système financier, pas forcément très sain.

Si dans un avenir proche, vous vous sentez prêt(e) à acquérir un peu de crypto-monnaies, souvenez-vous des avantages de Binance.je (lien affilié). D’ici là, dans un prochain module, le marché des crypto-monnaies aura été davantage détaillé. Soyez rassuré(e), il existe de beaux projets.

Cela dit, vous devinez d’ores et déjà ce que nous pensons des crypto-monnaies adossées à une monnaie-dette, tel que le dollar ; c’est-à-dire un grand nombre de “stablecoin”.
Dans tous les cas, renseignez-vous toujours avant d’investir, n’investissez pas plus que ce que vous pouvez vous permettre de perdre, et diversifiez vos placements.

N.B. : Avant de pouvoir ouvrir un compte et pour éviter le blanchiment d’argent, Binance doit vous faire passer une procédure K.Y.C. (Know Your Customer). Vous devrez fournir une photocopie de votre carte d’identité / passeport (au choix), un relevé de compte, plus un selfie daté du jour même. Binance est un “custodial service”, pensez à rapatrier vos cryptos sur un compte dont vous possédez la clé privée.
Une autre plateforme propose le virement SEPA, c’est celle de Waves (le
KYC semble néanmoins plus fastidieux).


 Grâce aux crypto-monnaies, vous pouvez vous préserver des risques sur l’euro et les monnaies-dettes en général. Pour évaluer plus en profondeur ces risques, vous êtes libre de consulter gratuitement notre livre blanc -> CRYPTOREBOND <-.