Pourquoi n’augmentons-nous pas les retraites ?

Notre contexte économique est loin d'être idéal. Par exemple, un système économique n'ayant pas à jongler entre surendettement et austérité serait bien plus performant.

AFP/Philippe Huguen

Les chiffres d’Eurostat le mettent en avant, si la France creuse son déficit budgétaire, c’est en partie à cause du paiement des retraites.
Source : http://www.europe1.fr/emissions/axel-de-tarle-vous-parle-economie/eurostat-si-la-france-depense-plus-que-les-autres-cest-a-cause-de-la-retraite-3596984

Pour autant, le nombre de personnes âgées vivant dans la précarité ne cesse d’augmenter, le minimum vieillesse (jusqu’à 803€ par mois) s’avérant parfois insuffisant.
Source : https://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/un-raz-de-maree-de-la-misere-le-president-du-secours-populaire-particulierement-touche-par-les-retraites-qui-demandent-a-manger_2393236.html

 

I – Politique d’austérité VS Croissance économique

Premièrement, demandons-nous pourquoi nos dirigeants – qu’ils soient de gauche, de droite ou du centre – se donnent pour mission de réduire l’endettement de l’État français, tandis que dans le même temps, favoriser l’emploi voire “inverser la courbe du chômage” semble être leur priorité.

En effet, ces deux objectifs peuvent paraître contradictoires. Plus le budget de l'État est consacré au désendettement et moins il se sert de nos euros pour payer des biens ou services, c’est-à-dire consommer ou encore stimuler la vie économique.

De plus, si l'État veut rembourser ses dettes sur un rythme plus soutenu, il est dans l’obligation de prélever davantage d’argent aux agents économiques de son territoire. Or, plus ceux-ci paient d’impôts, moins ils peuvent consommer et moins la vie économique a des chances d’être stimulée.

En bref, cela amène un contexte économique où les entreprises sont incitées à se serrer la ceinture, ce qui n'appelle vraisemblablement pas la croissance.

Dès lors, pourquoi recourir à des politiques d’austérité ou de rigueur budgétaire, si cela risque d’empirer notre situation économique ? Maintenant que la question est posée, c’est le moment d’y répondre.

 

II – Politique d’austérité VS Effondrement

Dans une précédente chronique, nous nous sommes familiarisés avec la notion d’effondrement. Cela n’est pas un hasard, elle va nous être utile pour comprendre pourquoi nous recourons à des politiques d’austérité ou de rigueur budgétaire, bien que cela ne facilite pas la reprise économique.

Étonnamment, pour répondre à la question de la partie précédente, “il suffit de regarder comment s’est passé le débat sur le relèvement du plafond de la dette publique américaine en 2011 […] [au cours de laquelle] il fut annoncé que le seuil que l’on s’apprêtait à franchir était critique, presque le seuil entre la santé financière et la ruine” [Bersac, p.324].

Eh oui, les États ne peuvent pas s’endetter indéfiniment. La France étant endetté sur plus de 2000 milliards d’euros et les États-Unis sur plus 20 000 milliards de dollars, les revenus futurs de ces deux pays ont déjà été dépensés, les générations à venir sont déjà fortement endettées.

De fait, que se passerait-il si ces pays continuaient de creuser encore et encore leur déficit ? C’est simple, ils perdraient la confiance des marchés financiers et feraient faillite. Hyper-endettés, plus personne ne prendrait le risque de leur prêter de l’argent, le pays n’aurait plus suffisamment d’euros pour tourner ; ce serait l’effondrement économique.

III – Synthèse

La monnaie étant un bien rival, la dépense des uns est le revenu des autres. Si personne n’achète, personne ne gagne d’argent et la vie économique s’éteint. En toute logique, il nous faut donc encourager la consommation afin de stimuler la vie économique et donc de réduire le chômage.

Malheureusement, cela ne signifie pas qu’il soit raisonnable de dépenser plus que ce que l’on a, que l’on soit un particulier, une entreprise ou même un État.
Voilà pourquoi l’État se doit d’avoir une politique fiscale responsable, quitte à recourir à une politique d’austérité ayant très peu de chances de favoriser la croissance (bien au contraire).

Quoiqu'on en dise, notre organisation économique ne favorise pas du tout notre épanouissement : parce que la monnaie est émise suivant le procédé de monétisation de dettes, il nous faut nous endetter pour pouvoir créer des euros. Mais puisque l’on ne peut pas s’endetter indéfiniment, il devient très compliqué de trouver la monnaie permettant par exemple d’augmenter les pensions versées à nos retraités.

En conclusion, en modernisant notre système économique – à savoir en ayant davantage recours à d’autres procédés de création monétaire que la monétisation de dettes, tel qu’avec les crypto-monnaies -, nous pourrions sortir de ce système économique qui oblige nos hommes politiques à jouer les équilibristes entre surendettement (i.e. effondrement) et austérité (i.e. faible croissance).

 


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Tel qu’il est conçu actuellement, notre système capitaliste peine à fonctionner (chômage de masse, destruction de l’environnement, crises à répétition, etc.). Nous n’avons pas bâti une organisation économique pérenne du premier coup. Heureusement, rien ne nous oblige à en rester là, à simplement constater.

Et s’il y avait un après ?

L’activité économique n’est pas condamnée à être dirigée soit par l’État (i.e communiste), soit par le Marché voire un mix des deux. En parcourant notre livre blanc, découvrez les nouvelles voies qui s’ouvrent à nous grâce à une utilisation judicieuse des crypto-monnaies.





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